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sea ice from 1979   sea ice from 2003
1979   2003
[NASA : Recent warming of Arctic may affect worldwide climate]
2231 - 7

Qu'avons-nous fait ?

[Relayez notre action !]

 

Apocalypse écologique : Faisons le point ! [19/11/07]

Le réchauffement climatique

L'effet de serre

Nos sources

 

Le réchauffement climatique est enclenché.

Dans quel état est notre planète ? Se réchauffe-t-elle ? Qu'est-ce que les pluies acides, le trou de la couche d'ozone, l'effet de serre ?

À tous ces maux, nous pourrions en ajouter bien d'autres. L'Homme, quelques soient ses qualités, n'appréhende le monde que pour le plier à son profit immédiat : "assurons le présent avant de penser au futur".

Mais il arrive toujours un moment où le futur devient présent. Et si, jusqu'à présent, les conséquences de nos actes irresponsables avaient, à l'échelle de la planète, des portées limitées, ces temps sont maintenant révolus. Notre "importance" est devenue telle que nos modes de vie remettent en cause les équilibres de notre biosphère. [Nous avons mis 12000 ans, depuis le néolithique, pour atteindre le milliard d'individus. Depuis les 200 dernières années, nous sommes passés de 1 milliard à 6 milliards, soit une augmentation de 600% !]

Prenons l'exemple des pluies acides. Ce sont deux polluants atmosphériques communs qui acidifient les précipitations : le dioxyde de soufre et les oxydes d'azote. Lorsque ces substances passent dans l'atmosphère, elles sont susceptibles d'être transportées sur de grandes distances par les vents dominants et de retomber sur terre sous forme de précipitations acides (pluie, neige, brouillard ou poussière).

Sans vouloir minimiser cette pollution, qui, à terme, modifie la composition des sols et des cours d'eau (ce qui, tout jardinier vous le dira, n'est pas bon pour la flore locale), on peut quand même estimer que nous seront capables de la maîtriser.
[19/04/06 : le problème des pluies acides se pose encore actuellement au Canada, principalement à cause de l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta (lire notre-planete.info).]

Pour la couche d'ozone, l'optimisme est aussi de rigueur. Même si la portée du phénomène (dégradation de la stratosphère) semble plus inquiétante, les mesures prises paraissent efficaces. En effet, les principaux agents coupables, les chlorofluorcarbones ou CFC - ils n'endommagent pas l'environnement à proximité du sol, mais s'élèvent jusqu'à la couche d'ozone où la lumière ultra-violette les décompose en atomes de chlore, qui détruisent l'ozone - sont maintenant interdits dans le monde entier depuis 1997 [Les ajustements au protocole de Montréal du 16 septembre 1987, relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, ont été ratifié par la France le 25 novembre 1992 à Copenhague]. Ceci dit, certains CFC mettront une centaine d'année pour disparaître, et il est donc vivement conseillé de se protéger activement des rayons du soleil.
[Note : les dernières études sur le climat notent une diminution du trou de la couche d'ozone en 2004.]

 


 

Malheureusement, il n'en est pas de même pour le phénomène de l'effet de serre, qui est beaucoup plus inquiétant, pour ne pas dire apocalyptique. En effet, comme pour la couche d'ozone, ses causes et ses conséquence sont mondiales. Malheureusement, le combattre revient à remettre en cause les fondements même de nos sociétés modernes. Pourtant, ses répercussions se font déjà sentir et, quoi que nous fassions, nous devrons les subir et les combattre sur des dizaines d'années, comme nous le démontrent l'extrait ci-dessous [original], obtenues sur le site gouvernemental dédié à l'effet de serre.

  • les concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère ont atteint des niveaux jamais vus depuis 650 000 ans : 379 ppm en 2005 contre 280 ppm avant l'ère industrielle
  • Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, car il est maintenant évident dans les observations de l'accroissement des températures moyennes mondiales de l'atmosphère et de l'océan, la fonte généralisée de la neige et de la glace, et l'élévation du niveau moyen mondial de la mer.
  • la valeur de la vitesse moyenne du réchauffement au cours des cent dernières années est de 0,74°C
  • la vitesse moyenne du réchauffement au cours des cinquante dernières années  (0,13°C par décennie) est environ le double de la hausse moyenne des cent dernières années
  • onze des douze dernières années figurent au palmarès des douze années les plus chaudes depuis 1850
  • le niveau de la mer s'est élevé de 17 cm au cours du vingtième siècle et de 3mm par an entre 1993 et 2003, soit le double de la moyenne enregistrée durant tout le vingtième siècle
  • on a observé une augmentation du nombre des cyclones tropicaux intenses dans l'Atlantique Nord et d'autres régions du Globe depuis 1970
  • la probabilité que les changements climatiques soient dus aux activités humaines est supérieur à 90%, les modèles qui les prennent en compte reproduisant fidèlement les observations

[Le Groupe de travail du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a publié à Paris (le 2 février 2007) le résumé à l'intention des décideurs du 4ème rapport d'évaluation "Changements climatiques 2007 : les éléments scientifiques". Ce rapport indique que la température moyenne à la surface du globe a augmenté de 0,76°C depuis 1860, dont 0,74°C depuis 1900 et 0,2°C depuis 1990. Il est aussi précisé que d’ici 2100, pour la série de scénarios envisagés et selon les projections de modèles, la température moyenne de l’air à la surface du globe devrait augmenter de 1,1°C à 6,4°C par rapport à 1990 et que la valeur obtenue de ce réchauffement en faisant la moyenne des modèles varie de +1,8 à + 4°C (entre 1,4 et 5,8°C en 2001). La responsabilité de l'homme est confirmée à plus de 90%. Pour résumer, en 2001, les scientifiques estimaient qu'il fallait agir par précaution, alors que maintenant nous devons prendre des mesures préventir puisque toutes les prévisions se confirment.]
[* : le 7 juin 2005, les académies des sciences des pays du G8 (l'Allemagne - Deutsche Akademie der Naturforscher Leopoldina, le Canada - Royal Society of Canada, les États-Unis d'Amérique - National Academy of Sciences, la France - Académie des sciences, l'Italie - Accademia dei Lincei, le Japon - Science Council of Japan, le Royaume-Uni - Royal Society, la Russie - Russian Academy of Sciences) et celles des trois plus gros pays en voie de développement consommateurs de pétrole (la Chine - Chinese Academy of Sciences, l'Inde - Indian National Science Academy, le Brésil - Academia Brasileira de Ciencias) ont signé une déclaration commune à Londres, affirmant que le doute entretenu par certains à l'endroit des changements climatiques ne justifie plus l'inaction et qu'au contraire, il faut "enclencher immédiatement" un plan d'action planétaire pour conjurer cette menace globale.
Lire la
déclaration commune des Académies des sciences sur la réponse globale au changement climatique.]

Selon les travaux du GIEC, la température moyenne du globe pourrait s'élever d'ici 2100 de 1,4°C (le mieux qui puisse se produire) à 5,8°C*. La moitié de cet écart vient des incertitudes sur les fonctionnements biophysiques eux-mêmes, l'autre moitié dépend des politiques que nous mettrons en œuvre. 4 à 6°C de plus en moyenne sur le globe, soit 6 à 8°C de plus en moyenne sur les continents, ce serait l'équivalent du passage d'une période glaciaire à une interglaciaire en 100 ans au lieu de 10 à 20 000 ans, ce qui donne une idée de la violence du choc pour les écosystèmes, notamment végétaux, et pour les sociétés humaines.

[* : le 12 avril 2006, le rapport de la mission d'information sur l'effet de serre a été présenté à l'assemblée nationale française. Dans celui-ci, on peut lire : "L’hypothèse d’une hausse de cinq degrés au cours du présent siècle, estimée très pessimiste il y a une décennie, est aujourd’hui considérée comme optimiste par certains scientifiques qui pensent, qu’à données constantes, cette augmentation pourrait être de huit degrés" ... "quand bien même nous arrêterions complètement les émissions, le XXIe siècle n’en connaîtrait pas moins un réchauffement équivalent à celui du XXe siècle compte tenu de tout ce qui est déjà « emmagasiné », c'est-à-dire d’un demi à un degré".
Le 29 juin 2006, un autre rapport est rendu public au sénat : Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise.]

Ce que ne précise pas assez ce rapport, c'est que la valeur basse est purement illusoire ! En effet, cette fourchette englobe différents scénarii parmi lesquelles 2 sont habituellement retenus :

  • le scénario de type "développement durable" [nommé habituellement 'B2'], qui part donc du principe que nous arrivons à améliorer le rendement de nos énergies sans pour autant le faire massivement [pour la France, il faudrait réduire nos émission d'un facteur 4, alors qu'en 70, lors du premier choc pétrolier, nous n'avons réussi à augmenté notre efficacité énergétique que de 20% !], et qui prévoit une augmentation d'environ 2,7°,
  • et le scénario "tendanciel" ['A1F1'], dans lequel la situation continue d'évoluer selon la tendance actuelle (c'est à dire qu'aucune décision mondiale n'est prise), qui nous promet une augmentation de 4,5°.

[En attendant le prochain rapport du GIEC, prévu pour février 2007, on peut noter les conclusions du premier rapport chinois sur le réchauffement climatique (27/12/2006) :
Les scientifiques chinois estiment que leur pays subira une hausse des températures comprise entre 1,3 et 2,1 degrés Celsius d'ici à 2020, par rapport aux températures moyennes de l'année 2000. D'ici à 2050, la hausse pourrait atteindre 3,3 degrés, puis jusqu'à 6 degrés avant la fin du siècle. Les auteurs du rapport prévoient des pénuries d'eau, des cyclones et autres désastres naturels. (7sur7)]

Pour celui qui a un peu de recul sur l'évolution des mentalités sur ce sujet, il est clair que même le scénario 'B2' est illusoire, à moins que nous assistions à une prise de conscience générale des citoyens. Malheureusement, quand on voit les efforts fournis pour mettre en place le premier protocole (Kyoto), alors que nous devons [les pays industrialisés] réduire par 4 à 5 nos rejets avant 2050 pour limiter la hausse à 2°, on peut s'interroger sur nos chances de succès.
[25/01/06 : les dernières infos donnent +0,8° sur les 100 dernières années, dont +0,6° sur les 30 dernières.]

Nous devons aussi conserver à l'esprit que les rapports du GIEC sont consensuels, et donc modérés, puisqu'ils doivent être validés par l'ensemble de la communauté internationale, y compris les États-Unis et les pays de l'OPEP.
Et ceux-ci ont d'ailleurs toujours été revus à la hausse ! Si l'on ajoute à ces constatations toutes les études récentes sur les rétroactions du climat (voir Que risquons-nous ?), qui sont plus qu'alarmantes, il est, à mon sens, quasiment certain que nous ne pourrons pas maintenir la hausse en dessous de 4°.

Or, ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un changement d'ère climatique (changement de 4 à 5°) entraîne toujours une remise en cause complète de l'écosystème. À chaque fois, des millions d'espèces ont disparues, alors même que le phénomène se produisait sur des milliers d'années. Si nous visualisons cette réorientation comme un virage à 90°, que devons nous penser de nos chances de le négocier correctement, en l'abordant 200* fois trop vite ?
[* 28/11/05 : d'après Thomas Stocker, auteur d'une étude publiée le 24 novembre dans la revue Science, qui démontre que, depuis 650.000 ans, la quantité de dioxyde de carbone avait été relativement stable jusqu'à il y a deux siècles, "la hausse que nous connaissons aujourd'hui est environ 200 fois plus rapide que n'importe quelle autre hausse révélée". Et il nous faudrait aussi tenir compte que notre capacité à interagir sur notre environnement va décroître aussi rapidement que nos réserves d'énergies fossiles !]

Pour nous permettre de mieux nous rendre compte de l'importance du phénomène "temps" dans les choix que nous devons faire, Dominique Dron a réalisée le diagramme suivant :
[merci à elle de nous l'avoir si gentiment fourni] :

Les barres horizontales correspondent aux durée de vie de certains biens, comme des arbres fruitiers (1ère barre en haut) ou des infrastructures lourdes, comme une autoroute ou un aéroport (barre la plus grande). Les lignes verticales, quant à elles, positionnent des événements (la valeur 0 de l'axe horizontal symbolise l'année 2005).

La ligne rouge nous donne donc notre objectif [+2,5° si nous arrivons à réaliser le scénario B2], en sachant que nous devons absolument avoir réduit nos émissions d'une manière importante avant 2050 (barre verte), tout en ayant encaissé le "Peak oil" [moment à partir duquel la production du pétrole va commencer à décroître] prévu modestement pour 2020.

 


 

Le soucis majeur de ce phénomène est qu'il est intimement lié à notre consommation d'énergie, qui est elle même directement dépendante de notre niveau de vie. Or, les pays développés ne jurent que par la croissance, et les pays émergeant (Chine, Inde, ...) ont des populations importantes qui n'aspirent qu'à un peu plus de confort.

Par exemple, d'après l'Institut Français du Pétrole (IFP), il y a actuellement 800 millions de véhicules dans le monde, et ce chiffre devrait doubler d'ici 2030 (multiplication par 4 dans les pays émergeants)  [lire Le marché automobile]. Comme ces véhicules fonctionneront toujours majoritairement au pétrole, il faudrait que leurs rejets de CO2 soient divisés par 4 dans le même temps pour que notre niveau de pollution reste identique [ce qui serait toujours 2 fois trop pour notre planète ! Pour info, depuis 1960, le gain de CO2 au kilomètre à été de 20%].

Tableau des 20 pays les plus émetteurs de CO2 en 2002

[Les données de base du tableau que nous avons construit ci-dessous proviennent du site des Nations Unies :
(
Base de données sur les indicateurs du millénaire - CDIAC)
17/11/07 : un site recense maintenant les émissions de CO2 liées aux centrales de production d'énergie (donc limitées à l'électricité, mais cela représente quand même 1/4 des émissions mondiales). L'article sur ce sujet sur FuturaSciences, Le site contenant Carma (Carbon Monitoring for Action).]

Pays

Mille tonnes de CO2 en 1990

Mille tonnes de CO2 en 2002

Évolution entre 1990 et 2002

% par rapport au monde en 2002

% cumulé

Tonnes de CO2 par personne en 2000

Tonnes de CO2 par personne en 2002

Évolution par personne entre 2000 et 2002

Monde

20 238 713

24 120 483

19,18%

 

 

 

 

 

États-Unis d'Amérique

5 003 686

5 838 118

16,68%

24,20%

24,20%

20,5

20,1

-1,95%

Chine

2 400 603

3 513 103

46,34%

14,56%

38,77%

2,2

2,7

22,73%

Fédération de Russie

1 987 276*

1 432 913

-27,90%

5,94%

44,71%

9,9

9,9

0,00%

Japon

1 122 117

1 203 535

7,26%

4,99%

49,70%

9,3

9,4

1,08%

Inde

675 752

1 220 926

80,68%

5,06%

54,76%

1,1

1,2

9,09%

Allemagne

892 576**

804 721

-9,84%

3,34%

58,10%

9,7

9,8

1,03%

Canada

472 153

517 157

9,53%

2,14%

60,24%

16

16,5

3,13%

Grande - Bretagne / Irlande du Nord

585 016

543 633

-7,07%

2,25%

62,50%

9,3

9,2

-1,08%

Italie

428 178

433 018

1,13%

1,80%

64,29%

7,4

7,5

1,35%

République de Corée

241 355

446 190

84,87%

1,85%

66,14%

9,1

9,4

3,30%

Mexique

375 595

383 671

2,15%

1,59%

67,73%

3,8

3,7

-2,63%

France

395 272

368 315

-6,82%

1,53%

69,26%

6

6,2

3,33%

Arabie saoudite

123 512

340 555

175,73%

1,41%

70,67%

13,4

15

11,94%

Australie

277 861

356 342

28,24%

1,48%

72,15%

18,3

18,3

0,00%

Afrique du Sud

285 688

345 382

20,89%

1,43%

73,58%

7,2

7,4

2,78%

Pologne

476 625

296 398

-37,81%

1,23%

74,81%

7,8

7,7

-1,28%

République islamique d'Iran

216 880

360 223

66,09%

1,49%

76,30%

5,4

5,3

-1,85%

Espagne

227 400

304 603

33,95%

1,26%

77,56%

6,9

7,3

5,80%

Brésil

202 759

313 757

54,74%

1,30%

78,86%

1,8

1,8

0,00%

Indonésie

165 821

306 491

84,83%

1,27%

80,14%

1,1

1,4

27,27%

[Les pays du G8, qui regroupent 13 % de la population mondiale, émettent 45 % des GES. Les États-Unis, avec 5 % de la population mondiale, rejettent 25 % des émissions anthropiques.
* : données 1992 ** : données 1991]

Comme on le voit dans le tableau ci-dessus, la Chine et l'Inde font déjà partis des 5 plus gros émetteurs, alors que leurs rejets par personne sont plus que modestes. Or, ces 2 pays sont en plein développement, comme le prouve les relevés atmosphériques au dessus de ces 2 pays [voir L'impact de la croissance économique de la Chine sur l'atmosphère] et les projections de l'Agence Internationale de l'Énergie qui indiquent qu'elles dépasseront vers 2010 le niveau de CO2 des Etats-Unis [ La protection de l’environnement en Chine : document du bureau d’information du Conseil des Affaires d’Etat de la République populaire de Chine, juin 2006] et que la demande énergétique devrait augmenter de 53% d'ici 2030 [15/11/06 NouvelObs].

Retour en force du charbon ! Face aux futurs pénuries de pétrole et de gaz - et donc à l'augmentation de leurs coûts - la construction de centrales à charbon est repartie en force en Allemagne et en Angleterre. Les conséquences sur l'environnement seront donc terribles, puisque les technologies pour rendre "propre" le charbon nécessiteront "un saut technologique majeur".
Lire l'article de fond du 05/04/06 sur
actu-environnement.

Si les méfaits du pétrole, qui intervient dans pratiquement tous les compartiments de nos sociétés (transport, industrie, chimie...), ne sont plus a démontrer, celui-ci possède un allier de poids : le charbon. Or, malgré que ce dernier dégage 30% de plus de CO2 que le pétrole, il a quand même assuré 23,5% de la demande énergétique mondiale en 2002, et sa consommation progresse de 500 milliards de tonnes tous les 10 ans (2900 milliards en 1983, 3460 milliards en 1993 et 4000 milliards de tonnes en 2002). Principalement utilisé pour produire de l'électricité, il couvre 80% des besoins de la Chine, 78% de ceux de l'Australie, 70% de l'Inde, 50% des USA, et 40% de l'Allemagne !

Pour se rendre compte de l'envergure du problème, il suffit de faire un peu de prospectives en partant des données suivantes :

  • Émissions mondiales de CO2 en 2002 : 24,1 milliard de tonnes.
  • Progression des émissions entre 2001 et 2002 : 2%
    [20% d'augmentation entre 1990 et 2005. 22/05/07 : les émissions de CO2 ont augmenté dans le monde de manière alarmante entre 2000 et 2004, à un rythme trois fois supérieur à celui des années 1990 (3,1% par an contre 1,1%). tsr.ch].

Si rien n'est fait, on obtient le tableau suivant [Un rapport du 07/11/06 de l'Agence Internationale de l'Énergie prévoit une augmentation des rejets de CO2 de 53% d'ici 2030. 15/03/06 : publication d'un bulletin sur nos émission par l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Lire le document Word. 25/04/07 : selon des responsables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) cités par le Financial Times, la Chine va dépasser les USA cette année, soit avec 3 ans d'avances. D'ici 25 ans (soit 2032), ses émission de CO2 représenterons "plus du double de celles de tous les pays de l'OCDE réunis".] :

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2032

24,10

24,58

25,07

25,58

26,09

26,61

27,14

27,68

28,24

28,80

29,38

43,65

[15/11/06 : contrairement à mon tableau, où je prévoyais une augmentation de 0,49 Mt entre 2003 et 2004, la réalité a été de 1,2 Mt, soit plus du double, principalement à cause du charbon, qui représente 60% de cette augmentation selon l'AIE ! 7sur7.]

Cerise sur le gâteau, ces valeurs ne se remplacent pas, puisque le dioxine de carbone met du temps à se résorber (environ 100 ans). Il faut donc bien réaliser que cette pollution s'accumule, et même si le total ne peut pas être pris à la lettre, car les gaz à effet de serre ont des durées de vie différentes, il est important de se rendre compte de son ordre de grandeur :

  • en 2032, nous aurons ajouté 1000 milliard de tonnes à la pollution existante en 2002 !

Bien évidemment, toute la question est de savoir quelle concentration de CO2 peut supporter notre planète avant que son climat ne s'emballe. Or, le rapport intitulé "relever le défi du climat", rendu public à Londres en janvier 2005 par un groupe de scientifiques de 9 pays, estime qu'un accroissement de plus de 2° C de la température moyenne mondiale (par rapport à l'ère pré-industrielle, soit 1750) rend l'arrêt du dérèglement climatique impossible.

"Pour eux, la Terre aura atteint ce point de non-retour lorsque son atmosphère contiendra 400 parties de CO2 par millions (ppm). Aujourd'hui, elle en contient déjà 379 ppm, un niveau augmentant de 2 ppm chaque année, souligne l'étude."

[La concentration habituellement utilisée dans les calculs de limitation de nos rejets (division par 4 d'ici 2050) est de 450 ppm]

 

Recent global monthly mean CO2.

Global mean temperature over land & ocean.

Le graphique de gauche montre l'augmentation la concentration du CO2 dans l'atmosphère [Provenance NOAA], et celui ci-dessus celle de la température mondiale [provenance NOAA].

Tant que le premier montera, le second fera forcément de même, mais l'inverse ne sera pas toujours vrai...

 

Comme cette croissance ne sera certainement pas linéaire, cela nous laisse moins de 10 ans avant le jour d'après.

23/05/07 : les dernières valeurs connues montrent que nos émissions de CO2 dépassent le pire scénario envisagé par le GIEC (le diagramme de droite est un zoom de celui de gauche).
[Les 2 première courbes sont tirées des données du CDIAC (Carbon Dioxide Information Analysis Center) et de l'EIA (Energy Information Administration), les autres des scénarios du GIEC]

source PNAS [Proceedings of the National Academy of Sciences (DOI: 10.1073/pnas.0700609104)]
Étude au format PDF (en anglais).

 

Et chaque jour qui passe aggrave la situation. Alors, agissez avec nous !

 

Qu'est-ce qui provoque l'effet de serre ?

Tout comme les panneaux vitrés qui maintiennent la chaleur dans les serres, l'atmosphère capte la chaleur du soleil et la retient près de la surface du globe. Les gaz de l'atmosphère qui permettent à la Terre de rester chaude sont appelés "Gaz à Effet de Serre" (GES). Sans eux, la chaleur du soleil s'échapperait dans l'espace et la température moyenne de la planète passerait de 15°C à -18°C.

L'effet de serre

S'il est évident que ce phénomène est, à la base, naturel, les rejets atmosphériques des activités humaines ont modifiées la composition de notre atmosphère.

Le Protocole de Kyoto porte sur les six gaz à effet de serre suivant : la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde nitreux, l'ozone et les halocarbures.

Sur ces six gaz, nous sommes directement responsables de l'augmentation de la concentration du dioxyde de carbone (CO2), produit par la combustion des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole), du méthane, produit par la décomposition des végétaux sans apport d'oxygène (décharges publiques, rizières, bétails) et de l'oxyde nitreux, relâché dans l'atmosphère quand des engrais chimiques sont utilisés en agriculture.

 

Nos sources

Il existe une infinité de sites qui traitent, de près ou de loin, de la pollution, et nous ne pouvons que vous invitez à les localiser grâce aux moteurs de recherche. Ceci étant, il serait dommage de ne pas vous faire part de ceux qui ont retenus notre attention, et que nous vous conseillons vivement.

Notre gouvernement.
Puisque celui-ci aura plutôt tendance à "calmer le jeu", nous pouvons prendre les valeurs officielles comme des valeurs de bases.
[Le premier site dépend de la Mission Interministérielle de l'Effet de Serre, le second du ministère de l'écologie et du développement durable.
Dernier rapport de l'ONERC (septembre 2007) : "Changements climatiques et risques sanitaires en France".
Il faut aussi noter l'existence de 2 rapports réalisés par nos parlementaires :
-> le rapport de la mission d'information sur l'effet de serre, présenté à l'assemblée nationale française le 12/04/06,

-> le rapport "Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise", déposé sur le Bureau du Sénat le 28/06/06 (version résumée)]

effet-de-serre et
 ONERC.

IPCC.ch et
greenfacts.org

Le scientifique !
Si vous souhaitez accéder à une traduction du dernier rapport du GIEC [Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat], c'est ici !
Le second site propose 3 niveaux de lecture, alors, pourquoi se priver ?

Le militant !
Des pages et des pages d'information techniques que l'auteur arrive à nous expliquer avec clarté. Vous y trouverez aussi des informations sur nos réserves énergétiques.

manicore.com

impacts

Perspective sur le climat en France !
Commandité par Greenpeace, ce document pdf réalisé par la communauté scientifique française, fait clairement le point des connaissances actuelles, et des impacts prévisibles en France.

Le répertoire !
Élargissons la réflexion et profitons de la partie francophone de l'ODP [Open Directory Project - projet de répertoire libre] pour découvrir les sites de la catégorie "Nature et environnement"

aef-dmoz.org